Chaque année, la France produit près de 130 000 tonnes d’huîtres, dont plus de 12 000 tonnes rien que pour l’Etang de Thau, soit 10% de la production nationale.
Tout ça en fait des coquilles d’huîtres. Alors plutôt que de les jeter, pourquoi ne pas leur accorder une seconde vie ?

Le bassin de Thau a été le premier en France à s’intéresser au recyclage et à la valorisation des coquilles, avec l’ouverture d’un centre de traitement des déchets en 2000 dans la commune de Mèze.
Fini les coquilles d’huîtres qui partent à la décharge, dans le bassin de Thau on en ramasse près de 9000 tonnes par an. La coquille d’huître est alors considérée comme une matière première et non plus comme un déchet.
Effectivement, les coquilles d’huîtres possèdent de nombreuses propriétés très recherchées. Une fois récupérées et collectées, les coquilles sont triées, lavées, séchées et concassées. Ainsi l’écaille et la poudre de coquille d’huître pourront être proposées à des professionnels du monde agricole et aux particuliers.
En effet, la coquille est riche en calcaire et en oligo-éléments et peut être utilisée comme complément alimentaire pour l’alimentation des volailles ou pour le traitement des terres agricoles.
Plus étonnant encore, elle est parfois utilisée dans la composition de peinture, la fabrication de prothèses grâce à la nacre et même en produits cosmétiques.

D’autre part, ce petit mollusque très apprécié, en plus d’être succulent, joue un rôle primordial dans l’éco-système marin. Vous ne le saviez sûrement pas mais une seule huître peut purifier environ 190 litres d’eau par jour. Face aux nombreuses qualités que renferment la coquille d’huître, des ostréiculteurs ont eu l’excellente idée de recréer des habitats naturels dans l’océan. Ainsi, les coquilles riches en calcium, sont déposées en nappe dans des lieux où les huîtres se développent en temps normal et composent ainsi un berceau idéal pour tous les naissains.

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