Les huîtres peuvent entendre les bruits de l’océan ou plus précisément les vibrations sonores. En effet, les huîtres possèdent un organe sensoriel appelé statocyste, qui leur permet de percevoir les vibrations engendrées par les ondes sonores. 

C’est le résultat d’une recherche menée par des scientifiques français qui a révélé cette surprenante capacité des huîtres à percevoir et réagir aux sons.
Pour se faire, les chercheurs ont fixé sur les huîtres des accéléromètres afin de détecter leurs mouvements et leur réaction face à des stimuli sonores. Effectivement, les huîtres s’ouvrent en cas de stress ou de menace. Ainsi ils ont pu constater que les huîtres  réagissent à des fréquences entre 10 et 1.000 hertz et sont très sensibles aux basses fréquences, entre 10 et 200 hertz.

L’huître contrôle son cycle de vie grâce aux bruits de l’océan : les marées, les tempêtes ou les prédateurs (homards et poissons). Ainsi, le bruit des marées envoie le signal de nourriture aux huîtres qui se développent en eaux profondes. En percevant le bruit des vagues sur les rochers, le mollusque de mer peut s’ouvrir à l’avance pour recevoir la nourriture.
Quant aux tempêtes, elles sont bénéfiques pour la reproduction car c’est lors de périodes orageuses que les huîtres se reproduisent. De cette façon, lorsqu’elles entendent le bruit des tempêtes, elle peuvent coordonner leur ponte et augmenter ainsi leurs chances de se reproduire.

Qui dit bruits de l’océan, dit bruits créés par les humains : commerce maritime, sous-marin, forages, etc. Malheureusement, les huîtres peuvent confondre les bruits et réagir de façon inappropriée. Par exemple, pondre au mauvais moment, ou à l’inverse rester fermées, sans manger ni se reproduire. Elles risquent aussi de ne pas entendre l’arrivée des prédateurs.
Les nuisances sonores mettent donc en danger la survie de ces mollusques bivalves.
C’est d’autant plus inquiétant que les huîtres sont particulièrement sensibles aux sons dans les basses fréquences, entre 10 et 200 hertz. Or, ce sont justement les sons produits par les bateaux et l’exploration sous-marine.

On comprend ici que toute la faune marine est impactée par les nuisances sonores et pas uniquement les cétacés. Différentes études ont également démontré que le calmar, la moule, le bernard-l’hermite ou encore la pieuvre sont aussi sensibles aux vibrations sonores.

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